Le mandat de Brumal
Tout commence par un fait simple.
Les éleveurs de volailles travaillent dans l’ombre.
Le consommateur voit le produit, pas ceux qui le produisent.
Cette campagne les met en lumière. Littéralement : un faisceau qui révèle les gestes et relie l’homme à son environnement.
Un concept presque minimaliste, signé par Archipel, mais dont la mise en œuvre impose une contrainte forte : rendre crédible une présence lumineuse continue, capable d’exister autant dans une maison que dans un environnement agricole soumis à des règles strictes.
Le projet est produit par MOM-Studio et réalisé par Evan Boudreau-Soucy.
Brumal signe la direction photo, un accompagnement en préproduction et l’exécution technique du tournage.
Notre rôle
Traduire cette idée en matière.
En continuité. En lumière.

Une contrainte structurante
Le tournage doit tenir en une seule journée.
Trois environnements distincts :
- un intérieur résidentiel
- des extérieurs ruraux
- un élevage de volaille avec contraintes sanitaires strictes
En parallèle :
- la coordination d’une séance photo
- la captation des coulisses du tournage
Mais comme on dit
Plus on est de fous. Plus on est organisé.












Pour respecter ces contraintes, la réponse n’est pas uniquement technique, elle est également organisationnelle.
Trois journées de préproduction structurent la préparation du tournage :
- Repérages : visite des lieux, tests des angles de caméra et des trajectoires du faisceau
- Essayages : validation des costumes
- Plan de feu : planification des placements des lumière pour chaque scène
- Tests d’effets spéciaux
- PPM (pre-production meeting) : alignement des équipes, des contraintes et du découpage
Cette préparation et la condition nécessaire pour exécuter le concept initial dans le temps et le budget impartis.




Rendre la lumière crédible
Le cœur du projet repose sur un paradoxe technique :
Créer un effet de spotlight” visible, dirigé, presque théâtral…
tout en conservant une perception naturelle de l’image.
Le problème : l’œil humain détecte très rapidement les incohérences lumineuse sur une image. Et vouloir créer un effet de lumière aussi marqué peut vite paraître peu crédible.
L’enjeu
Un simple effet de lumière peut devenir un problème de perception pour le spectateur.
Fabriquer l’illusion, en deux temps
Sur le plateau, le faisceau existe réellement.
Nous utilisons notre propre équipement pour générer une base lumineuse concrète, pensée dès le tournage pour être prolongée et affinée en postproduction par des effets spéciaux.
Ainsi, en postproduction, le travail se poursuit :
- renforcement du faisceau lumineux
- homogénéisation entre les plans
- ajustement des transitions et du mouvement.
Les effets spéciaux numériques, créés par Evan et Thibault, ne génèrent rien de toute pièce : ils ne font qu’augmenter le réel afin de rendre l’univers crédible.
Résultat
Un film où la lumière ne sert pas uniquement à éclairer.
Elle devient un fil narratif.
